Le premier tour a été anormalement disputé à l'Est. A l'exception d'Orlando, qui a conclu sa série quatre victoires à une face à
Toronto. Les Floridiens ont pu s'appuyer sur un Dwight Howard convaincant pour renvoyer les Raptors de Chris Bosh au Canada. Jamais ces derniers n'ont été en mesure d'inquiéter le Magic. Même
chose entre Cleveland et Washington. Les Wizards se sont accrochés, mais ont finalement perdu 4-2, malgré le duo Jamison-Butler. Car en face, Lebron James n'a pas fait de détails, tournant à 29,8
points, 9,5 rebonds et 7,7 passes sur la série. Washington y a cru, mais a finalement dû s'incliner face aux Cavaliers, pour la troisième fois en...trois ans. Il faut se tourner vers les favoris
de la conférence pour trouver trace d'une vraie opposition. Les Pistons de Detroit ont été pris à la gorge d'entrée par les Sixers de Philadelphie. Menés deux fois dans cette série les joueurs du
Michigan ont finalement fait parlé leur expérience pour l'emporter 4-2. Dès que les Pistons ont accéléré, en augmentant l'intensité de leur jeu défensif, la série était gagnée. Les Hawks pourront
se vanter d'avoir repoussé les Celtics dans leurs derniers retranchements, c'est-à-dire jusqu'au Game 7. Chaque équipe a remporté ses matchs disputés à domicile, les jeunes joueurs
d'Atlanta montrant de belles qualités, avant de s'effondrer dans l'ultime match perdu 99-65. Les Celtics ont haussé leur niveau de jeu au moment crucial, mais se sont fait peur.
En demi-finale à l'Est, Detroit s'est joué d'Orlando, gagnant la série 4-1. Le Magic était trop tendre face aux Pistons, présents à ce stade de la compétition pour la sixième fois consécutive.
Detroit a maîtrisé la série de long en large, malgré la blessure à la cuisse de Billups. Le Game 4, remporté d'un petit point par Detroit, aura anéanti les espoirs des Floridiens. Il faut
retenir la performance de McDyess lors du Game 5 : 17 points et 11 rebonds, alors que quelques heures auparavant, ce dernier avait appris le décès de sa grand-mère. Face aux Celtics de Boston,
Lebron était seul, complètement seul. Mais le joueur de Cleveland a lui aussi obligé le Big Three et leurs coéquipiers à disputer un Game 7. L'écart maximal lors des trois derniers matchs a
été de sept points. Les Celtics ont vraiment souffert jusqu'au terme de l'ultime match, qui rentrera dans les annales. Paul Pierce et Lebron James se sont en effet livrés un duel de tous les
instants. Le premier nommé a rendu 41 points, 5 rebonds et 4 passes, tandis que son vis-à-vis n'a pas démérité avec ses 45 points, 5 rebonds et 6 passes. Boston l'emporte finalement grâce à son
capitaine, mais bientôt cela ne suffira plus pour arrêter King James, à plus forte raison si celui-ci reçoit un peu plus d'aide de la part de ses coéquipiers.

La finale tant attendue aurait bien lieu. Boston se présentait face à Detroit avec trois matchs de plus dans les sneakers, invaincu à domicile dans ces playoffs, mais également incapable de
remporter la moindre rencontre sur parquet adverse. Detroit, de son côté avait sobrement fait le métier pour passer les deux premiers tours. Un basket rugueux et défensif, voilà le style de jeu
mis en place par les deux franchises. Sixième finale de suite pour les Pistons, mais leur route s'arrêtait là. Les Celtics l'emportent 4-2, gagnant deux fois à l'extérieur et concédant une
défaite sur leur parquet. Boston s'est réveillé à temps, et n'a pas tremblé cette fois-ci, faisant preuve d'une belle maîtrise et d'un travail appliqué. Les joueurs du Massachussets pouvaient se
tourner vers leur objectif annoncé depuis de longs mois : le titre NBA !
A l'Ouest, pas de petites équipes, pas de favoris désignés avant les demi-finales. Les Lakers sortent malgré tout du lot, la franchise de L.A. ayant terminé en tête de la conférence à l'issue de
la saison régulière. Mais face au Jazz d'Utah, la partie ne s'annonçait pas facile. Kobe, le génial soliste et nouveau MVP était l'arme ultime des Floridiens. Mais contrairement à Lebron,
celui-ci dispose de coéquipiers présents lors des moments importants. Les Lakers ont su conclure la série lors du Game 6 sur le parquet d'Utah, presque imprenable durant la saison régulière
(seulement 4 défaites sur 41 matchs disputés dans son antre). De Gasol à Odom, en passant par Fisher ou Vujacic, les joueurs des Lakers ont dû jouer avec leurs tripes pour se défaire de Deron
Williams et sa bande, basketteurs courageux qui n'auront rien lâché comme le montre cette victoire en prolongation lors du Game 4. Mais Phil Jackson et Kobe ne comptaient pas s'arrêter en si bon
chemin. L'autre duel de ces demi-finales "occidentales" a donné lieu à une véritable symphonie. Les Spurs, champions en titre, affrontaient les Hornets de l'éblouissant Chris Paul. San Antonio a
plié sans jamais rompre. Face à l'enthousiasme des frelons de Louisiane, les hommes de Popovich ont fait parler leur expérience et leur intelligence de jeu froide et implacable. L'impétuosité et
le talent de cette jeune équipe de New-Orleans n'auront pas suffi. Néanmoins, cette équipe a montré qu'il faudra compter sur elle à l'avenir, infligeant des claques aux Spurs lors de leurs trois
victoires (19, 18 et 22 points d'écart). Mais lors du Game 7, les vieillissants Spurs ont trouvé les ressources nécessaires pour l'emporter en terrain ennemi, le Big Three jouant enfin en
accord parfait pour la première fois dans la série.
Cinq jours de repos de moins, une série en sept match dans les jambes exténuante physiquement et nerveusement, les joueurs de San Antonio se présentaient en finale de conférence avec un évident
désavantage. La fatigue pour une équipe âgée serait cette fois-ci insurmontable. L.A. n'a fait qu'une bouchée des Spurs, une bouchée certes difficile à avaler comme on peut le constater en
observant l'écart au score lors des cinq matchs de cette finale : hormis leur défaite de 30 points lors du Game 2, les Spurs se sont inclinés de 4, 2 et enfin 8 points. Néanmoins les coéquipiers
de Parker, très bon lors de ces playoffs, ont paru tourner au ralenti face à la vitesse des Lakers. Fin d'un cycle dans le Texas, début d'un autre en Californie, où le soleil brille à
nouveau dans le Staples Center. La seule question après la victoire des Lakers sur les champions en titre était si oui ou non celui-ci atteindrait son zénith face aux Celtics...
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