Partager l'article ! De l'aute côté de l'Amérique...: D'un côté les Celtics, 16 titres de champion NBA, et de l'autre les Los Angeles Lakers, 14 titre ...
D'un côté les Celtics, 16 titres de champion NBA, et de l'autre les Los Angeles Lakers, 14 titres de champion. Les deux plus
grandes franchises de l'histoire du basket américain ont enchaîné les dynasties. Elles se sont souvent affrontées en finale, et leur rivalité a connu son apogée dans les année 80.
Cette saison Boston est de retour au premier plan. Tout comme L.A., qui n'a pas souffert autant que sa rivale ces dernières années, participant régulièrement aux playoffs. Son dernier titre
remonte à 2002, rien à voir avec la double décennie pathétique vécue par les Celtics.
Pour autant, depuis le départ du Big Shaq en 2004, les Lakers n'avaient jamais eu d'équipe suffisamment forte pour briller en playoffs et espérer remporter le titre. Cette année les Lakers
présentent un visage totalement différent. Ils avancent dans ces playoffs en conquérants, sûrs de leur force, avec dans leurs rangs des joueurs suffisamment talentueux pour remporter le
titre. Vainqueur de la division Pacific et de la Conférence Ouest, les Lakers ont un statut à faire respecter. Ce qu'ils ont fait avec brio lors du premier tour, en sweepant les Nuggets. Et ils
n'ont pas donné l'impression de forcer leur talent pour passer ce premier obstacle.
Autour du génialissime soliste Kobe Bryant, tout juste auréolé du titre de MVP de la saison régulière, le talent ne manque pas, à la fois dans le 5 majeur et sur le banc. Et c'est peut-être
là que réside la grande force des Angelinos. Ils présentent certainement le banc le plus complet, le plus solide, et le plus talentueux de la Ligue. Ou pour ne pas tomber dans l'exagération, l'un
des plus talentueux...
Intéressons nous avant tout au 5 majeur. Au poste de meneur, l'expérimenté Derek Fisher apparaît comme un choix intelligent et presque indiscutable. Déjà membre des Lakers lors du Threepeat de
l'ère Shaq-Kobe, Fisher, après un année passée au Jazz, est revenu en Californie en grande partie à cause de la grave maladie qui touche sa fille aux yeux et qui nécessite un traitement plus
accessible à Los Angeles qu'à Salt Lake City. Son retour est bénéfique pour les Lakers, car Fisher est un leader écouté de ses coéquipiers, sa présence est importante dans les vestiaires. Sur le
terrain il apporte de l'assurance au poste de meneur.
L'arrière qui évolue à ses côtés n'est autre que le "demi-dieu" Bryant. Sa tête semble avoir dégrossie cette saison. Il est aujourd'hui le leader qu'il faut aux Lakers. Un franchise player qui
pense davantage à la bonne marche de son équipe, qu'à ses propres statistiques. Ces nombreux exploits et records ont fait sa réputation, comme ses 81 points passés à la défense de Toronto le 22
janvier 2006, mais c'est bien sa capacité à impliquer ses coéquipiers dans le jeu des Lakers et à compter sur eux et avec eux qui pourra lui permettre de porter les Lakers jusqu'au titre suprême.
Longtemps critiqué pour son individualisme, Kobe semble avoir changé, mûri. Et après 11 ans dans la ligue, il était temps. Avec les coéquipiers dont les dirigeants des Lakers l'ont entouré, Kobe
a oublié ses envies d'ailleurs et reste concentré sur son objectif principal : le titre NBA.
Lamar Odom est certainement l'un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue, alors qu'il possède un potentiel de All-Star. Doué dans tous les compartiments du jeu, il est l'un des joueurs les
plus aptes à réaliser des triple-doubles. Les Lakers possèdent donc un all-around player de luxe en la personne d'Odom.
Dans la raquette, un nouveau venu déploie ses longs segments depuis cet hiver. L'Espagnol Pau Gasol a transformé le visage des Lakers. Avec lui, ces derniers apparaissent comme de sérieux
prétendants au titre et effraient plus d'une équipe. Gasol est talentueux des deux côtés du terrain, et fait partie de la catégorie des pivots européens doté de bonnes mains, surtout lorsqu'il
s'agit de passer la balle. Champion du monde et vice-champion d'Europe avec la sélection espagnole, Gasol rêve maintenant du titre NBA. Et il ne compte pas laisser passer sa chance, après avoir
connu trois sweeps consécutifs avec Memphis au premier tour des play-offs.
Bynum est le pivot du futur pour les Lakers. Pour sa troisième saison dans la ligue et à vingt ans seulement, Bynum a explosé en début de saison, tournant à environ 13 points et 10 rebonds de
moyenne. Seulement, sa progression a été stoppée nette par une blessure qui le tient éloigné des parquets depuis l'hiver. C'est la raison principale pour laquelle Mitch Kupchak, le General
Manager des Lakers, a réalisé le deal pour faire venir Gasol. L'association des deux joueurs apparaît prometteuse pour le futur, car Bynum semble vraiment destiné à un avenir de All-Star. Mais
pour l'heure, il semble que Bynum ne puisse pas revenir aider son équipe avant la saison prochaine.
Si le 5 majeur apparaît comme l'un des plus complets et des plus talentueux en NBA, le banc est également de qualité. Au poste de meneur, Jordan Farmar apporte une belle énergie et environ 9
points par match. Dans sa seconde année NBA,, il semble posséder une belle marge de progression. De son côté, Luke Walton est un joueur de talent pour suppléer les intérieurs. Moins utilisé cette
saison que les précédentes, il revient au premier plan en playoffs en tournant à 12 points de moyenne au premier tour. Au poste de pivot, Ronny Turiaf apparaît comme un "energizer", et met
beaucoup d'intensité dans son jeu, principalement dans le secteur défensif. Malheureusement pour lui, Ronny a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil depuis le début des
playoffs. Vujacic, tout comme Farmar, vaut à peu près 9 points par match. L'arrière slovène apporte sa technique européenne. Il tourne à 10 points par match depuis le début de ces playoffs :
un apport non négligeable donc. Vladimir Radmanovic, c'est le type même du shooteur européen, un exemple de l'art de pratiquer le basket chez les Serbes. Artilleur à trois points, Radmanovic est
toujours capables de planter un shoot assassin au pire moment pour l'adversaire. Le genre de joueur utile, car connu des défenses, et permettant donc d'étirer ces dernières. Le rôle de Trevor
Ariza au sein de l'effectif californien, est plus obscur. Transféré d'Orlando en cours de saison, l'ailier, très athlétique, s'est vu affecté un rôle essentiellement défensif, qu'il remplit à
merveille lors de ses entrées sur le parquet. D'autres joueurs ont été très peu utilisés cette saison, comme D.J. Mbenga, pivot habitué à cirer le banc, ou Coby Karl (fils de George Karl, coach
des Denver Nuggets) dans son année rookie. C'est également le cas d'un autre intérieur talentueux, capable de rendre de sérieux services aux Lakers dans la peinture : Chris Mihm. Ce dernier,
blessé depuis le début de la saison, est un homme de banc de qualité.
Les Los Angeles Lakers apparaissent donc comme l'une des équipes à battre en cette fin de saison. Il s'agit de la principale menace à l'ouest pour les Spurs, qui souhaitent conserver leur titre.
Menant 1 à 0 dans leur demi-finale face au Utah Jazz, les hommes de Phil Jackson semblent bien partis pour continuer l'aventure. Mais gagner à Utah ne sera pas une sinécure, le Jazz affichant des
statistiques impressionnantes à domicile cette saison (seulement 4 défaites concédées sur leur parquet durant la saison régulière). Le légendaire coach aura l'occasion de devenir le plus titré de
l'histoire si jamais les Lakers remportaient le titre cette année. Zen Master aurait alors une bague de champion à chaque doigt...
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