Vendredi 4 juillet 2008

Un marathon, voilà comment décrire la saison NBA. Une longue route vers le titre. Finale 2008 : Celtics-Lakers. Logique, car il s'agit des deux meilleures équipes de la saison régulière. David Stern, le commissionner de la ligue se frottait les mains avant cette rencontre. Le jeu efficace mais peu attrayant des Spurs n'avait pas attiré un audimat suffisamment élevé ces dernières années. Cette année par contre, le duel entre les deux plus grandes franchises de l'histoire de la NBA  aura eu plus de succès. Une finale magnifique, épique, avec des instants glorieux qui resteront gravés dans les livres d'histoire du basket-ball outre-atlantique. Los Angeles qui brille, Boston qui bosse. Chacun son Big Three. Mais aussi chacun des joueurs de qualité gravitant autour de ce dernier. Finalement, au terme de six matchs, les Celtics se sont imposés, glanant à l'occasion le dix-septième titre de leur histoire. La joie de KG qui remportait enfin un titre était belle à voir. En pleurs, dans les bras de la légende Bill Russell à l'issue du Game 6, Garnett pouvait être fier du travail accompli, lui qui a impulsé sa rage de vaincre à une équipe qui manquait cruellement de gnac. Enfin parmi les winners de son sport, il pourra remercier son capitaine Paul Pierce, impressionnant tout au long des playoffs et des Finales, malgré une douleur au genou qui nécessitera certainement une opération cet été. Paul Pierce a vécu les terribles années de sécheresse à Boston, des années sans titre, souvent sans playoff. Et, patient, il a su attendre que le vent tourne pour mener le navire Celtics à bon port. C'est logiquement que The Truth a reçu le titre de MVP des Finales, acclamé par des fans qui ont repris goût à la victoire cette saison. Et que dire de Ray Allen, transparent lors des premiers tours, mais qui retrouve son niveau au meilleur moment. Allen aurait presque pu voler le titre de MVP à Pierce. Sa préparation du Game 6 a été perturbée par l'hospitalisation de son fils, mais Ray a signé dans l'ultime manche 26 points à 8 sur 12 aux shoots, dont un 7 sur 9 à trois points. Ces trois joueurs immenses, qui ont marqué la dernière décennie en NBA, ont enfin leur titre. On pouvait douter au début de la saison 2007-2008 de la qualité des coéquipiers de KG, Ray et Pierce, mais ils ont répondu présent à l'image d'un Rondo solide à la mène et en constante progression. A l'image aussi d'un Posey, précieux en défense et pour son adresse longue distance. Les vétérans Cassel et Brown ont également activement participé à l'épopée bostonienne, apportant leur expérience, leur intelligence et leur talent qui n'a pas disparu. Brown aura étonné davantage que Cassel. Sorti de sa retraite pour tenter de remporter enfin une bague de champion, P.J. Brown a été très précieux en défense, gobant un nombre important de rebonds dans la peinture et incarnant une opposition crédible aux intérieurs californiens. Posey titré pour la deuxième fois, Cassel pour la troisième fois, il faut citer également Perkins, House, Powe, back-ups performants, sans oublier les joueurs moins utilisés par Doc Rivers que sont Tony Allen et Glen Davis.
En face les Lakers n'ont pas trouvé les solutions pour renverser la vapeur. Même lors des victoires remportés par les Angelinos, la prestation des joueurs de Phil Jackson n'avait pas été convaincante.  La raison de la défaite des Lakers tient en quelques lignes. Les Californiens ont tout simplement été moins bons que leurs adversaires. Echouant sur la défense de fer des Celtics, et donc forcément moins adroits. Kobe a souffert face à Pierce. La victoire de Boston passait par là : Kobe étant inarrêtable, il fallait à tout prix diminuer son rendement sans pour autant espérer le voir s'écrouler. Bryant a scoré environ 25 points de moyenne lors de ces Finales, contre 30 ou plus lors des tours précédents. Mais la défaite des Lakers est surtout la conséquence de la faillite du banc des Lakers, si efficace auparavant. Et puis il y a Gasol et surtout Odom, qui ont vu leur statistiques plonger. Au rendez-vous lors du Game 5, les deux joueurs n'ont pas réussi à peser suffisamment lors des autres matchs. Il aurait fallu que ces deux-là haussent leur niveau de jeu d'un cran pour que les Lakers puissent venir à bout du collectif des Celtics.

L'équipe, qui a le mieux géré cet évènement que constitue une finale NBA, a finalement remporté le titre. La détermination, l'envie des Bostoniens tranchait souvent avec l'attitude de leurs adversaires, qui semblaient parfois perdus et dépassés sur le parquet. Mais il aura fallu des Celtics héroïques pour remporter la série. En renversant la vapeur lors de matchs qui semblaient presque acquis pour les Lakers, les joueurs du Garden ont montré une impressionnante force de caractère et une solidarité de tous les instants. Le bolide Celtics, lancé à pleine vitesse sur l'autoroute du titre, a été innarêtable. Boston tout simplement meilleur que L.A., difficile de faire plus court pour résumer le sentiment général qui caractérise cette série.
Game 1 : Boston frôle le drame lorsque Paul Pierce reste au sol après un contact, tenant son genou douloureux, alors que les Lakers, très adroits, mènent au score. Quelques minutes de manipulations dans les vestiaires, et le guerrier Pierce revient sur le parquet. Les Celtics sont transfigurés et remportent le match avec les tripes 98-88. KG (24 points et 13 rebonds) Pierce (22 points) Allen (19 points) mais aussi Rondo (15 points et 7 assists) sont au rendez-vous.
Game 2 : Leon Powe score 21 points pour Boston. Le banc des Celtics domine celui des Lakers. Posey et Brown sont assez impressionnants depuis le début de ces Finales. L'adresse des Celtics et leur jeu collectif (31 assists conte 20 à leurs adversaires) font la différence lors de ce match, et ces derniers l'emportent 108-102. Pierce (28 pts) répond aux 30 points de Kobe. Garnett (17 pts, 14 reb) et Allen (17 pts) apportent leur soutien. Rondo assure à la mène avec 16 assists ! Hormis Kobe, aucun joueur des Lakers n'a encore dépassé les 20 points. Inquiétant ? Pas suffisant tout simplement.
Game 3 : Da Kid et The Truth n'étaient pas dans leur assiette. Malgré cela les Lakers l'emportent péniblemet 87-81, grâce à un Kobe de gala et adroit (36 points), épaulé par Vujacic (20 pts). Une rencontre peu attrayante en résumé, les deux franchises se montrant peu en réussite. Allen assure côté Celtics avec 25 points et une belle adresse.

Game 4 : Certainement l'un des plus grands come-backs de l'histoire de ce sport. Les Celtics l'emportent sur terrain adverse 97-91, après avoir été mené de 24 points avant la mi-temps. Les Celtics ont fini par poser le verrou en défense, multipliant les prises à trois, voire quatre, sur Bryant, pour le stopper. La faillite des autres membres des Lakers, en particulier du banc, a permis aux Celtics de revenir dans le match et d'emporter la rencontre. Débordant d'envie et de courage, Boston a certainement porté un gros coup à son adversaire lors de ce match, que les Lakers avaient pourtant bien en mains. Malgré Odom enfin présent offensivement avec ses 19 points, les Lakers sont tombés de haut, avec un Kobe sous contrôle (17 pts à 6 sur 19 aux shoots). C'est bien collectivement que les Celtics s'en sont sortis. Après Powe lors du Game 2, Posey a apporté un écot en venant du banc avec ses 18 points.
Game 5 : Perkins à l'infirmerie, Rondo et Pierce ont les articulations douloureuses, et pourtant Boston a failli rééditer sa performance du Game 4. Les Celtics sont rapidement distancés par le départ canon des Lakers, emmenés par un Kobe tranchant dans le premier quart-temps (15 points). Mais le MVP 2008 sera totalement transparent en seconde période. 25 points au final pour Kobe, enfin soutenu par Odom (20 pts et 11 reb) et Gasol, qui a maintenu le navire à flots au plus fort de la tempête Celtics. Car Boston n'a échoué qu'à 5 points (103-98) des Lakers et a bien failli conclure la série lors de ce match. Une fois encore fébrile, les Californiens ont finalement assuré l'essentiel. L'absence de Perkins a pesé dans la raquette tout comme les fautes qui ont handicapé Garnett durant une bonne partie de la rencontre. Mais L.A. a eu le mérite de réagir en équipe après la sortie de piste du match précédent. Dans les rangs des Celtics, Pierce était en feu comme en attestent ses 38 points, 8 assists et 6 rebonds.
Game 6 : Après un exil de trois matchs en Californie, les deux équipes étaient de retour à Boston. Les Celtics avaient l'occasion de conclure la série devant leur public. Et plus qu'une conclusion, le Game 6 fut une véritable exécution. Après un premier quart-temps équilibré, les Lakers ont bu la tasse avant de se noyer définitivement. Et jamais, ils n'ont semblé en mesure de renverser le cours du match, de faire à leur tour un come-back improbable. Boston gagne le match 131-92, soit un écart de 39 points. Avec une adresse insolente, surtout à trois points (50 %), les Celtics ont dominé leurs rivaux dans toutes les catégories : rebonds avec 48 prises contre 29, et assists avec 33 caviars contre 16. Allen (voir plus haut), Garnett (26 pts, 14 reb) ont été excellents, tandis que Pierce, moins en réussite, a compilé 17 points et 10 rebonds. Enfin Rondo a été étincelant : 21 points, 8 passes, 7 rebonds et 6 interceptions. Une victoire éclatante en guise de bouquet final pour ces fabuleux Celtics, qui auront démontré une grande solidarité dans les moments difficiles. C'est un Garden submergé par l'émotion et la nostalgie qui a acclamé ses nouveaux héros. Garnett, quasiment en transe, était incapable d'articuler le moindre mot face aux caméras. Allen, avec son fils dans ses bras, Pierce avec son trophée de MVP... Plus de dix ans de galère et de quasi solitude pour enfin toucher ce pourquoi ils jouent et respirent le basket : le titre NBA. Les autres Celtics se sont montrés dignes du talentueux et omniprésent Big Three, continuellement sous les feux des projecteurs cette saison. C'est une équipe qui a atteint le sommet de la NBA, une véritable équipe, sans diva capricieuse, composée uniquement de joueurs tournés vers le même objectif. Une équipe à la hauteur de la légende et de la mystique Celtics.

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Vendredi 4 juillet 2008

Le premier tour a été anormalement disputé à l'Est. A l'exception d'Orlando, qui a conclu sa série quatre victoires à une face à Toronto. Les Floridiens ont pu s'appuyer sur un Dwight Howard convaincant pour renvoyer les Raptors de Chris Bosh au Canada. Jamais ces derniers n'ont été en mesure d'inquiéter le Magic. Même chose entre Cleveland et Washington. Les Wizards se sont accrochés, mais ont finalement perdu 4-2, malgré le duo Jamison-Butler. Car en face, Lebron James n'a pas fait de détails, tournant à 29,8 points, 9,5 rebonds et 7,7 passes sur la série. Washington y a cru, mais a finalement dû s'incliner face aux Cavaliers, pour la troisième fois en...trois ans. Il faut se tourner vers les favoris de la conférence pour trouver trace d'une vraie opposition. Les Pistons de Detroit ont été pris à la gorge d'entrée par les Sixers de Philadelphie. Menés deux fois dans cette série les joueurs du Michigan ont finalement fait parlé leur expérience pour l'emporter 4-2. Dès que les Pistons ont accéléré, en augmentant l'intensité de leur jeu défensif, la série était gagnée. Les Hawks pourront se vanter d'avoir repoussé les Celtics dans leurs derniers retranchements, c'est-à-dire jusqu'au Game 7. Chaque équipe a remporté ses matchs disputés à domicile, les jeunes joueurs d'Atlanta montrant de belles qualités, avant de s'effondrer dans l'ultime match perdu 99-65. Les Celtics ont haussé leur niveau de jeu au moment crucial, mais se sont fait peur.
En demi-finale à l'Est, Detroit s'est joué d'Orlando, gagnant la série 4-1. Le Magic était trop tendre face aux Pistons, présents à ce stade de la compétition pour la sixième fois consécutive. Detroit a maîtrisé la série de long en large, malgré la blessure à la cuisse de Billups. Le Game 4, remporté d'un petit point par Detroit, aura anéanti les espoirs des Floridiens. Il faut retenir la performance de McDyess lors du Game 5 : 17 points et 11 rebonds, alors que quelques heures auparavant, ce dernier avait appris le décès de sa grand-mère. Face aux Celtics de Boston, Lebron était seul, complètement seul. Mais le joueur de Cleveland a lui aussi obligé le Big Three et leurs coéquipiers à disputer un Game 7.  L'écart maximal lors des trois derniers matchs a été de sept points. Les Celtics ont vraiment souffert jusqu'au terme de l'ultime match, qui rentrera dans les annales. Paul Pierce et Lebron James se sont en effet livrés un duel de tous les instants. Le premier nommé a rendu 41 points, 5 rebonds et 4 passes, tandis que son vis-à-vis n'a pas démérité avec ses 45 points, 5 rebonds et 6 passes. Boston l'emporte finalement grâce à son capitaine, mais bientôt cela ne suffira plus pour arrêter King James, à plus forte raison si celui-ci reçoit un peu plus d'aide de la part de ses coéquipiers.

La finale tant attendue aurait bien lieu. Boston se présentait face à Detroit avec trois matchs de plus dans les sneakers, invaincu à domicile dans ces playoffs, mais également incapable de remporter la moindre rencontre sur parquet adverse. Detroit, de son côté avait sobrement fait le métier pour passer les deux premiers tours. Un basket rugueux et défensif, voilà le style de jeu mis en place par les deux franchises. Sixième finale de suite pour les Pistons, mais leur route s'arrêtait là. Les Celtics l'emportent 4-2, gagnant deux fois à l'extérieur et concédant une défaite sur leur parquet. Boston s'est réveillé à temps, et n'a pas tremblé cette fois-ci, faisant preuve d'une belle maîtrise et d'un travail appliqué. Les joueurs du Massachussets pouvaient se tourner vers leur objectif annoncé depuis de longs mois : le titre NBA !

A l'Ouest, pas de petites équipes, pas de favoris désignés avant les demi-finales. Les Lakers sortent malgré tout du lot, la franchise de L.A. ayant terminé en tête de la conférence à l'issue de la saison régulière. Mais face au Jazz d'Utah, la partie ne s'annonçait pas facile. Kobe, le génial soliste et nouveau MVP était l'arme ultime des Floridiens. Mais contrairement à Lebron, celui-ci dispose de coéquipiers  présents lors des moments importants. Les Lakers ont su conclure la série lors du Game 6 sur le parquet d'Utah, presque imprenable durant la saison régulière (seulement 4 défaites sur 41 matchs disputés dans son antre). De Gasol à Odom, en passant par Fisher ou Vujacic, les joueurs des Lakers ont dû jouer avec leurs tripes pour se défaire de Deron Williams et sa bande, basketteurs courageux qui n'auront rien lâché comme le montre cette victoire en prolongation lors du Game 4. Mais Phil Jackson et Kobe ne comptaient pas s'arrêter en si bon chemin. L'autre duel de ces demi-finales "occidentales" a donné lieu à une véritable symphonie. Les Spurs, champions en titre, affrontaient les Hornets de l'éblouissant Chris Paul. San Antonio a plié sans jamais rompre. Face à l'enthousiasme des frelons de Louisiane, les hommes de Popovich ont fait parler leur expérience et leur intelligence de jeu froide et implacable. L'impétuosité et le talent de cette jeune équipe de New-Orleans n'auront pas suffi. Néanmoins, cette équipe a montré qu'il faudra compter sur elle à l'avenir, infligeant des claques aux Spurs lors de leurs trois victoires (19, 18 et 22 points d'écart). Mais lors du Game 7, les vieillissants Spurs ont trouvé les ressources nécessaires pour l'emporter en terrain ennemi, le Big Three jouant enfin en accord parfait pour la première fois dans la série.
Cinq jours de repos de moins, une série en sept match dans les jambes exténuante physiquement et nerveusement, les joueurs de San Antonio se présentaient en finale de conférence avec un évident désavantage. La fatigue pour une équipe âgée serait cette fois-ci insurmontable. L.A. n'a fait qu'une bouchée des Spurs, une bouchée certes difficile à avaler comme on peut le constater en observant l'écart au score lors des cinq matchs de cette finale : hormis leur défaite de 30 points lors du Game 2, les Spurs se sont inclinés de 4, 2 et enfin 8 points. Néanmoins les coéquipiers de Parker, très bon lors de ces playoffs, ont paru tourner au ralenti face à la vitesse des Lakers. Fin d'un cycle dans le Texas, début d'un autre en Californie, où le soleil brille à nouveau dans le Staples Center. La seule question après la victoire des Lakers sur les champions en titre était si oui ou non celui-ci atteindrait son zénith face aux Celtics...

par The Dream publié dans : Playoffs
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Dimanche 15 juin 2008

  La fin de l'année scolaire étant ce qu'elle est pour tout étudiant, je n'ai pas pu tenir à jour les résultats des rencontres de playoffs du premier tour à l'Est, mais aussi des demi-finales et des finales de conférence, comme j'aurai souhaité le faire.
Je ne publierai donc pas d'article sur ces matchs, car avec plusieurs semaines de retard, cela serait ridicule et inutile ! Je résumerais les grandes lignes de ces rencontres en un article, avant de consacrer mon temps à relater les Finales NBA, qui ne sont ni plus ni moins que l'aboutissement d'une saison exceptionnelle et magnifique sur tous les plans. Celles-ci ont déjà débuté, et après quatre matchs, Boston mène la danse trois victoires à une.
Les Lakers vont-ils parvenir à renverser la situation ? Le cinquième match a lieu cette nuit, à L.A., et les Celtics pourraient bien conclure la série et ainsi remporter leur dix-septième titre NBA.

Je tiens à remercier les personnes qui prennent la peine de parcourir ce blog, de lire les articles (c'est mieux !) et de laisser des commentaires (là c'est le summum !).
Je souhaite une bonne nuit à tous les fous de basket qui vont se lever cette nuit à trois heures du matin pour regarder le match...et aux autres aussi bien sûr !

par The Dream
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Samedi 10 mai 2008

Le troisième face au sixième de l'Ouest. Les San Antonio Spurs contre les Phoenix Suns. La série entre les deux poids lourds pouvait laisser croire à un duel accroché en sept matchs. Mais au lieu de cela, l'opposition a tourné en une démonstration des Texans, renvoyant une fois de plus les Suns à leurs études, principalement celles concernant la défense, domaine où les Spurs sont passés maîtres en la matière. Retour sur une série exceptionnellement intense.
Dès le premier match, tout semble avoir changé. Aucun doute n'est possible, les playoffs ont débuté. Ce match est un match de phase finale, un vrai, un qu'on oublie pas, qui procure des émotions, des frissons, et qui s'éternise. Un match d'anthologie donc. Les Spurs évoluent à domicile. Chahutés par les Suns, San Antonio semble se diriger vers une défaite plus que gênante. Jusqu'à ce tir à trois points tenté et réussi par Tim Duncan. L'intérieur n'est pourtant pas un spécialiste du genre, rentrant là son premier shoot longue distance de la saison. Les deux équipes sont alors en prolongation. Duncan arrache la deuxième prolongation, profitant de l'absence de marquage du Shaq, concentré sur les arrières texans. Mis en confiance par sa réussite, Duncan rentre ce shoot assassin qui porte un gros coup à Phoenix. Les Spurs s'imposent finalement 117-115 dans cette guerre des nerfs. De cette défaite, les joueurs de l'Arizona ne s'en relèveront pas. Duncan, monstrueux du haut des ses 40 points, 15 rebonds et 5 passes, aura été épaulé par les 26 points de Parker et les 24 de Ginobili.
La suite de la série a vu un excellent Tony Parker prendre en main la destinée de son équipe, et surclasser Steve Nash, double MVP, qui aura eu du mal à contenir le Français. Tournant à 29,6 points de moyenne au premier tour, et 7 passes, T.P. a marqué les esprits, alors que Nash n'a pas eu la même influence sur le jeu de son équipe que durant la saison. Parker s'est même permis le luxe d'une pointe à 41 points et 12 passes lors du Game 3. L'apport de Ginobili a été précieux avec ses 18,2 points de moyenne. Les Spurs se sont donc imposés 4-1. Leur victoire initiale les a lancé tout droit vers les demi-finales. Pratiquant un basket de grande qualité, notamment Parker, ils ont logiquement vaincu les Suns. Gageons que l'issue de la série aurait pu être différente, si la conclusion du Game 1 avait été favorable aux hommes de Mike D'antoni. Mais les Suns n'ont pas su se sublimer par la suite pour véritablement inquiéter San Antonio. Sauvant l'honneur en remportant le Game 4, sous l'impulsion d'un très bon Boris Diaw (14,6 points, 5,6 rebonds et 4,6 passes de moyenne au premier tour) auteur de 20 points, 10 rebonds et 8 passes (puis de 22 points lors du dernier match), les Suns ont sauvé les apparences en évitant le sweep. Ils sont tombés sur une formidable équipe des Spurs. L'arrivée du Shaq a, semble-t-il, totalement destabilisé l'équipe, qui a perdu son jeu si attrayant et qui était sa marque de fabrique. Dans le même temps l'influence du Shaq pour dynamiser la défense des Suns n'a pas eu l'effet escompté. Phoenix paraît aussi arriver en fin de cycle, malgré la présence au sein de l'équipe de Stoudemire.
Les Spurs affrontent les Hornets en demi-finale. Un duel attendu est celui opposant Parker à Paul, les deux meilleurs meneurs des playoffs pour le moment. Pour l'instant les Spurs sont menés 2-1. Face à un Paul intenable guidant des frelons excités, San Antonio souffre mais n'abdique pas. C'est que les Spurs connaissent la recette pour gagner...

par The Dream publié dans : Playoffs
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Samedi 10 mai 2008

L'issue de la série entre le Jazz d'Utah et les Houston Rockets semblait plus qu'indécise. L'an passé, l'opposition entre les deux franchises s'était éternisée jusqu'au septième match. Utah était sorti vainqueur du combat. Cette année, six matchs ont suffi aux Mormons pour disposer des Rockets. Ces derniers, du haut de leur série de 22 victoires consécutives durant la saison régulière pouvaient rêver à un doux printemps. Mais il en fut tout autre. Combler l'absence de leur pivot Yao Ming par un jeu collectif parfaitement huilé durant la saison régulière est une chose. S'imposer en playoffs sans arme efficace à l'intérieur relève par contre de l'utopie. Luis Scola n'a pas démérité. Mais dans la raquette, seul face aux monstres du rebond que sont Carlos Boozer et Mehmet Okur, l'Argentin a souffert. Le vétéran Mutombo est allé au charbon. Mais son courage n'a pas suffi. Shane Battier n'a pas su élever son niveau de jeu. Rafer Alston s'est battu à la mène, mais face à Deron Williams, se battre ne suffit pas. Qui reste-t-il pour supporter les attentes des Texans ? Tracy McGrady encore et toujours. Avec ses 27 points, 8,2 rebonds et 6,8 passes de moyenne au premier tour, T-Mac a clairement été au rendez-vous, et à l'heure qui plus est. Mais  il semble que ses coéquipiers lui aient posé un lapin. Pourtant, l'arrière All-Star avait considérablement augmenté son volume de jeu lors de cette série, affichant ainsi sa volonté de passer enfin le premier tour des playoffs, scorant même 40 points lors de l'ultime manche. En vain...
Utah s'est donc contenté de bien gérer les rencontres, et d'encaisser les défaites, mêmes celles ayant lieu sur son parquet et qui auraient pu les inquiéter, le Jazz présentant un bilan de 37 victoires pour 4 défaites dans son antre durant la saison. Deron Williams a été le grand artisan de la bonne marche du Jazz. L'autre jeune meneur de talent avec Chris Paul, issu d'ailleurs de la même draft, a montré qu'il serait bien le principal rival du Hornet dans les années à venir. Tournant à 20,8 points et 8,5 passes par match au premier tour, Deron était en forme. Boozer, et ses 16 points et 11,7 rebonds, a bien épaulé son meneur, qui semble être le véritable leader du Jazz à présent. L'intérieur n'a pas eu besoin de se défoncer sur le parquet car, à ses côtés, Okur, alléché par l'odeur des playoffs, a haussé son niveau de jeu avec 13,2 points et 12,7 rebonds de moyenne (contre 7,7 rebonds en saison régulière). Derrière ce trio, Kirilenko, Korver, Brewer ont été au niveau et ont apporté des solutions, comme durant la saison régulière. Le Jazz a l'avantage de présenter un banc de qualité, bien meilleur en tout cas que celui des Rockets.
Utah peut se tourner vers son prochain obstacle. Et il est de taille, puisque les Lakers se dressent sur leur route. Après deux matchs au Staples Center de L.A., Utah est mené 2-0. Mais deux matchs à Salt Lake City se profilent à l'horizon. Peut-être l'occasion pour Utah de recoller au score dans la série. Et de faire tomber les Lakers pour la première fois dans ces playoffs. Pour Houston, l'avenir est prometteur malgré l'élimination, principalement en raison de la révélation Scola. Ses 14 points et 9,3 rebonds par match au premier tour, laissent présager une association fructueuse dans la raquette pour la saison prochaine, au côté de Yao. En revanche, l'absence d'un meneur de jeu solide et capable d'épauler T-Mac à l'arrière semble réellement préjudiciable.
 

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Samedi 10 mai 2008

L'équipe la moins expérimentée à l'heure d'aborder ces playoffs était la Nouvelle-Orléans, surprenante tout au long de la saison régulière au point de finir à la deuxième place de la Conférence, avec le meilleur bilan de son histoire. L'époque des Mourning, Rice et compagnie est définitivement révolue. Le futur de la franchise mesure 1,83 mètres et s'appelle Chris Paul. Le meneur, leader des Hornets, n'est que dans sa troisième saison en NBA et découvre les playoffs pour la première fois cette année. Mais force est de constater qu'il s'en accomode très bien. CP3, comme on le surnomme, a éclaboussé la confrontation face à Dallas de toute sa classe. En face, le vétéran Kidd a paru complètement dépassé. Le duel tant attendu entre un meneur de légende et un autre en devenir, a plutôt pris l'allure d'un passage de flambeau entre deux générations.
Dallas, donc, comme hors d'oeuvre. Dallas en phase de déclin depuis sa finale de 2006, perdue contre le Heat, et encore pire, depuis son élimination surprise l'an dernier au premier tour des playoffs par Golden State. Mais cette année, rien de surprenant à son élimination précoce, tant les Hornets ont dominé les débats. Il y aura bien deux défaites face aux Mavericks. Mais il semble logique et même normal que les Texans aient évité le sweep en raison de la qualité de leur effectif. CP3 a donc été impressionnant, comme s'il avait joué les playoffs toute sa vie. Ses 24,6 points, 12 passes, 2 interceptions et 5,6 rebonds de moyenne au premier tour démontrent sa grande activité et son énorme talent. Sa deuxième place dans la course au titre de MVP, derrière Kobe, n'a donc rien d'usurpé. Le dynamique meneur de jeu a été bien entouré par ses coéquipiers. Peja Stojakovic, le plus expérimenté en playoffs grâce à ses batailles furieuses menées il ya quelques années avec les Sacramento Kings face à leurs principaux concurrents de l'époque, les Lakers, a été au niveau du haut de ses 16 points de moyenne au premier tour. Le shooteur serbe est toujours aussi précieux. David West, All-Star cette année, a été également très impressionnant. L'intérieur a aligné une moyenne de 22,6 points par match au premier tour, agrémentée de 7,4 rebonds. Enfin, l'apport de Tyson Chandler, meilleur rebondeur de l'équipe, a également été décisif dans le secteur défensif.
Pour Dallas, il s'agit de la fin d'un cycle. Nowitzki joue toujours à un niveau exceptionnel, mais autour de lui ses lieutenants semblent de plus en plus dépassés. Josh Howard a été durant cette saison nettement moins tranchant que lors des précédentes. La greffe Kidd n'a pas prise. Kidd, qui se dirige vers la fin de sa carrière, n'est clairement plus un jeune homme. Et il semble plus que probable qu'il ne gagnera jamais le titre NBA, et ce malgré des qualités qui ont fait de lui l'un des meilleurs meneurs de sa génération. Dallas doit maintenant faire face à l'avenir, en sachant que la franchise s'est séparée du jeune Devin Harris à la mène pour faire signer Kidd, alors que celui-ci présentait un potentiel plus qu'intéressant...
Les Hornets voient de leur côté l'avenir en grand. Car Chris Paul n'est pas seul. Entouré de nombreux coéquipiers de talent, avec un banc solide, le génial meneur peut mener les frelons de Louisiane très haut. Pour cela il faudra passer l'écueil Spurs. San Antonio, champion en titre, risque de se montrer moins docile que Dallas. C'est que les Spurs ont du métier. Pour l'heure chaque équipe a gagné ses matchs à domicile, et les Hornets mènent 2-1 dans la série. Une lutte intense a déjà débutée...

 

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Mardi 6 mai 2008

Le premier tour des playoffs est achevé depuis deux jours. Le moment est donc venu de tirer quelques enseignements livrés par les premières joutes printanières. Et force est de constater que la logique a été respectée. Les favoris ont fait respecter leur statut. En effet à l'ouest comme à l'est, les équipes classées aux quatre premières places de leurs conférence respective se sont qualifiées. Houston, cinquième à l'ouest mais bénéficiant de l'avantage du terrain, fort d'un meilleur pourcentage de victoires que son adversaire, Utah, est donc la seule équipe engagée en playoffs à ne pas avoir profité de ce privilège. Ainsi, aucune surprise n'est survenue lors de ce premier tour. Certaines luttes ont été indécises jusqu'au bout, même parmi celles auxquelles la plupart des observateurs prédisaient une conclusion rapide. D'autres au contraire ont fait l'objet d'une véritable démonstration de la part des vainqueurs.

 

Voyons comment les choses se sont déroulées au Far West. Dans la lutte qui était à priori la plus déséquilibrée, opposant les premiers au classement à l'issue de la saison régulière, les Los Angeles Lakers, aux derniers, les Denver Nuggets, le favori a surclassé son adversaire, en profitant au passage pour asseoir un peu plus son statut de grand prétendant à la couronne NBA. Le coup de balai, le sweep, a bien eu lieu. Face au collectif des Lakers, emmené par des individualités en forme, les Nuggets s'en sont remis aux seuls talents de leurs deux solistes en chef, Allen Iverson et Carmelo Anthony. Et bien sûr, cela n'a pas suffi. La raison principale est que Denver présente l'une des pires défenses de la NBA et en playoffs, sans défense, exister devient difficile. Quand on sait que Marcus Camby est le seul et unique joueur des Nuggets à s'intéresser au jeu quand la balle est entre les mains de l'adversaire...Denver possède une équipe talentueuse, mais ses deux leaders, surtout Melo, doivent s'investir davantage dans les phases défensives, ne serait-ce que pour montrer l'exemple. Les espoirs de renverser les montagnes pour les joueurs du Colorado passent obligatoirement par cette métamorphose.
En revanche, côté californien, les motifs de satisfaction sont nombreux. De son néo-MVP Kobe Bryant, qui a tourné à 33,5 points au premier tour pour guider son équipe, à Pau Gasol auteur d'une prestation monstrueuse lors du premier match avec ses 36 points, 16 rebonds et 8 passes pour placer les Lakers sur la voie royale. La capacité des Lakers à défendre est bien plus élevé que chez son adversaire, mais ce qui saute aux yeux dans cette série est avant tout leur facilité à scorer encore plus que les Nuggets, pourtant l'une des meilleures attaques de la ligue, et donc à lutter avec les propres armes de ses opposants. Ces Lakers sont vraiment surprenants, et impressionnants, tant il est difficile de voir leurs limites. Ils mènent actuellement 2-0 face au Jazz, et la manière dont ils vont appréhender leurs deux prochains matchs on the road nous en dira plus sur leur capacité à finir vainqueur du marathon NBA.

par The Dream publié dans : Playoffs
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Mercredi 30 avril 2008

D'un côté les Celtics, 16 titres de champion NBA, et de l'autre les Los Angeles Lakers, 14 titres de champion. Les deux plus grandes franchises de l'histoire du basket américain ont enchaîné les dynasties. Elles se sont souvent affrontées en finale, et leur rivalité a connu son apogée dans les année 80. Cette saison Boston est de retour au premier plan. Tout comme L.A., qui n'a pas souffert autant que sa rivale ces dernières années, participant régulièrement aux playoffs. Son dernier titre remonte à 2002, rien à voir avec la double décennie pathétique vécue par les Celtics.
 Pour autant, depuis le départ du Big Shaq en 2004, les Lakers n'avaient jamais eu d'équipe suffisamment forte pour briller en playoffs et espérer remporter le titre. Cette année les Lakers présentent un visage totalement différent. Ils avancent dans ces playoffs en conquérants, sûrs de leur force, avec dans leurs rangs des joueurs suffisamment talentueux pour remporter le titre. Vainqueur de la division Pacific et de la Conférence Ouest, les Lakers ont un statut à faire respecter. Ce qu'ils ont fait avec brio lors du premier tour, en sweepant les Nuggets. Et ils n'ont pas donné l'impression de forcer leur talent pour passer ce premier obstacle.
Autour du génialissime soliste Kobe Bryant, tout juste auréolé du titre de MVP de la saison régulière, le talent ne manque pas, à la fois dans le 5 majeur et sur le banc. Et c'est peut-être là que réside la grande force des Angelinos. Ils présentent certainement le banc le plus complet, le plus solide, et le plus talentueux de la Ligue. Ou pour ne pas tomber dans l'exagération, l'un des plus talentueux...
Intéressons nous avant tout au 5 majeur. Au poste de meneur, l'expérimenté Derek Fisher apparaît comme un choix intelligent et presque indiscutable. Déjà membre des Lakers lors du Threepeat de l'ère Shaq-Kobe, Fisher, après un année passée au Jazz, est revenu en Californie en grande partie à cause de la grave maladie qui touche sa fille aux yeux et qui nécessite un traitement plus accessible à Los Angeles qu'à Salt Lake City. Son retour est bénéfique pour les Lakers, car Fisher est un leader écouté de ses coéquipiers, sa présence est importante dans les vestiaires. Sur le terrain il apporte de l'assurance au poste de meneur.
L'arrière qui évolue à ses côtés n'est autre que le "demi-dieu" Bryant. Sa tête semble avoir dégrossie cette saison. Il est aujourd'hui le leader qu'il faut aux Lakers. Un franchise player qui pense davantage à la bonne marche de son équipe, qu'à ses propres statistiques. Ces nombreux exploits et records ont fait sa réputation, comme ses 81 points passés à la défense de Toronto le 22 janvier 2006, mais c'est bien sa capacité à impliquer ses coéquipiers dans le jeu des Lakers et à compter sur eux et avec eux qui pourra lui permettre de porter les Lakers jusqu'au titre suprême. Longtemps critiqué pour son individualisme, Kobe semble avoir changé, mûri. Et après 11 ans dans la ligue, il était temps. Avec les coéquipiers dont les dirigeants des Lakers l'ont entouré, Kobe a oublié ses envies d'ailleurs et reste concentré sur son objectif principal : le titre NBA.
Lamar Odom est certainement l'un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue, alors qu'il possède un potentiel de All-Star. Doué dans tous les compartiments du jeu, il est l'un des joueurs les plus aptes à réaliser des triple-doubles. Les Lakers possèdent donc un all-around player de luxe en la personne d'Odom.
Dans la raquette, un nouveau venu déploie ses longs segments depuis cet hiver. L'Espagnol Pau Gasol a transformé le visage des Lakers. Avec lui, ces derniers apparaissent comme de sérieux prétendants au titre et effraient plus d'une équipe. Gasol est talentueux des deux côtés du terrain, et fait partie de la catégorie des pivots européens doté de bonnes mains, surtout lorsqu'il s'agit de passer la balle. Champion du monde et vice-champion d'Europe avec la sélection espagnole, Gasol rêve maintenant du titre NBA. Et il ne compte pas laisser passer sa chance, après avoir connu trois sweeps consécutifs avec Memphis au premier tour des play-offs.
Bynum est le pivot du futur pour les Lakers. Pour sa troisième saison dans la ligue et à vingt ans seulement, Bynum a explosé en début de saison, tournant à environ 13 points et 10 rebonds de moyenne. Seulement, sa progression a été stoppée nette par une blessure qui le tient éloigné des parquets depuis l'hiver. C'est la raison principale pour laquelle Mitch Kupchak, le General Manager des Lakers, a réalisé le deal pour faire venir Gasol. L'association des deux joueurs apparaît prometteuse pour le futur, car Bynum semble vraiment destiné à un avenir de All-Star. Mais pour l'heure, il semble que Bynum ne puisse pas revenir aider son équipe avant la saison prochaine.
Si le 5 majeur apparaît comme l'un des plus complets et des plus talentueux en NBA, le banc est également de qualité. Au poste de meneur, Jordan Farmar apporte une belle énergie et environ 9 points par match. Dans sa seconde année NBA,, il semble posséder une belle marge de progression. De son côté, Luke Walton est un joueur de talent pour suppléer les intérieurs. Moins utilisé cette saison que les précédentes, il revient au premier plan en playoffs en tournant à 12 points de moyenne au premier tour. Au poste de pivot, Ronny Turiaf apparaît comme un "energizer", et met beaucoup d'intensité dans son jeu, principalement dans le secteur défensif. Malheureusement pour lui, Ronny a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil depuis le début des playoffs. Vujacic, tout comme Farmar, vaut à peu près 9 points par match. L'arrière slovène apporte sa technique européenne. Il tourne à 10 points par match depuis le début de ces playoffs : un apport non négligeable donc. Vladimir Radmanovic, c'est le type même du shooteur européen, un exemple de l'art de pratiquer le basket chez les Serbes. Artilleur à trois points, Radmanovic est toujours capables de planter un shoot assassin au pire moment pour l'adversaire. Le genre de joueur utile, car connu des défenses, et permettant donc d'étirer ces dernières. Le rôle de Trevor Ariza au sein de l'effectif californien, est plus obscur. Transféré d'Orlando en cours de saison, l'ailier, très athlétique, s'est vu affecté un rôle essentiellement défensif, qu'il remplit à merveille lors de ses entrées sur le parquet. D'autres joueurs ont été très peu utilisés cette saison, comme D.J. Mbenga, pivot habitué à cirer le banc, ou Coby Karl (fils de George Karl, coach des Denver Nuggets) dans son année rookie. C'est également le cas d'un autre intérieur talentueux, capable de rendre de sérieux services aux Lakers dans la peinture : Chris Mihm. Ce dernier, blessé depuis le début de la saison, est un homme de banc de qualité.
Les Los Angeles Lakers apparaissent donc comme l'une des équipes à battre en cette fin de saison. Il s'agit de la principale menace à l'ouest pour les Spurs, qui souhaitent conserver leur titre. Menant 1 à 0 dans leur demi-finale face au Utah Jazz, les hommes de Phil Jackson semblent bien partis pour continuer l'aventure. Mais gagner à Utah ne sera pas une sinécure, le Jazz affichant des statistiques impressionnantes à domicile cette saison (seulement 4 défaites concédées sur leur parquet durant la saison régulière). Le légendaire coach aura l'occasion de devenir le plus titré de l'histoire si jamais les Lakers remportaient le titre cette année. Zen Master aurait alors une bague de champion à chaque doigt...

par The Dream publié dans : Général
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Vendredi 25 avril 2008

Les Celtics ont faim ! Plus de 20 ans que les Bostoniens attendent de voir leurs protégés trôner au sommet de la pyramide NBA. Une éternité pour la franchise la plus titrée de l'histoire du basket américain. Mais la saison régulière écoulée et les play-offs à peine débutés sont placés sous le sceau du renouveau, de la renaissance, pour ne pas dire de la résurrection.
Larry Bird n'est plus là. McHale ou Parish non plus. Après 20 ans de disette, les Celtics se réveillent, comme si la franchise sortait d'un long et traumatisant sommeil. Certains en portent encore les traces. Paul Pierce, trop longtemps esseulé, a longtemps déprimé. Il retrouve cette saison des raisons de sourire. Après avoir porté pendant 10 ans tous les espoirs de la ville sur ses seules épaules, Pierce a été entendu, et ses souhaits ont été exaucés. Danny Ainge, le General Manager, qui a mis du temps avant de se décider à prendre l'une des décisions les plus importantes de sa carrière, a finalement tranché l'été dernier. Ray Allen, multiple All-Star et shooteur élégant, est arrivé. Suivi de près par une troisième star affamée de victoires et de titres, Kevin Garnett.
Exit donc les jeunes pousses bostoniennes qui auront tout tenté, à l'image d'Al Jefferson, pour redonner à la franchise son lustre d'antan. Welcome Ray et KG. Da Kid, qui a longtemps attendu du soutien à Minnesota, s'est finalement fait une raison et a décidé de faire ses valises pour prendre la direction de la côte Est. Son arrivée a totalement transformé le visage de la Green Team. La rage de Garnett, la soif de victoire et surtout de titre du Big Ticket, a contaminé tout le reste de l'effectif. Garnett, tout comme Pierce et Allen, a galéré pendant des années. Aujourd'hui, il ne veut plus attendre. Il ne peut plus attendre. Les années passent. Les trois membres du Big Three sont tous trentenaires et se dirigent lentement vers la fin de leur carrière. Toujours sans bague de champion au doigt. Le temps presse. La reconnaissance, ils l'ont déjà. C'est bien. Le titre, c'est mieux. Ils le savent tous, et ne veulent pas imiter les looser géniaux, type Malone, Stockton, Ewing ou Barkley, ces basketteurs qui ont marqué l'histoire de leur sport, mais sans jamais remporter le titre de champion si convoité.
Cette année pourrait exaucer les voeux des Celtics. Mais avant cela il faudra se débarrasser au premier tour des Hawks d'Atlanta. Une mission à priori simple. Pourtant à l'heure actuelle, la série est bloquée à 2 victoires partout. Atlanta refuse de se faire piétiner. Les Celtics rencontrent des difficultés inattendues. Leur potentiel est monstrueux, mais la route vers le titre ne sera pas une promenade de santé. Si Boston sort vainqueur de cette lutte, la victoire pourrait être fondatrice pour le reste des playoffs et souder le groupe. Mais si la série virait au cauchemar pour les Géants Verts, la désillusion qui accompagnerait cette élimination surprise aurait certainement des conséquences désastreuses pour l'équipe.
Car le Big Three est là pour gagner. Les Celtics attendent ça depuis deux décennies. Aucune faiblesse n'est permise à cette équipe. La pression va peser sur les épaules des joueurs jusqu'au terme de leur saison. Chaque défaite sera amplifiée, chaque faux pas assimilé à une catastrophe. L'attente est donc énorme autour de cette équipe. C'est le moment pour KG, Pierce, Allen et les autres d'écrire l'histoire telle qu'ils la rêvent depuis des années. C'est le moment pour eux de monter leur force de caractère. Et l'équipe qui les fera chuter, si chute il y a, devra vraiment jouer un basket féroce. Car il ne faut pas oublier que Da Kid a grandi parmi les loups. Et que son instinct de prédateur n'a jamais été aussi affûté que cette saison. C'est l'esprit des playoffs. Eux rêvent de titre. Nous, d'une finale Celtics-Lakers en sept matchs. Ou comment recycler de vieux tubes des années 80...

 

par The Dream publié dans : Général
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